Tensions régionales : opération d’évacuation avortée à Dubaï, l’Algérie plaide pour l’apaisement
Hamadache .A.K
Un avion d’Air Algérie s’est rendu, avant-hier, à Dubaï afin d’évacuer des membres de la communauté algérienne. L’opération n’a toutefois pas pu être menée à terme, les autorités émiraties ayant refusé d’autoriser l’embarquement des passagers. L’appareil est ainsi rentré vide à l’Aéroport Houari-Boumédiène à Alger.
La supervision des opérations d’évacuation exceptionnelles relève de la cellule de suivi de crise mise en place au sein du ministère des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, chargée de suivre l’évolution de la situation dans la région du Golfe, dans un contexte de guerre déclarée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, ainsi que d’attaques de missiles et de drones menées par Téhéran contre plusieurs pays arabes, selon « El Khabar ».
Dans un communiqué officiel, le ministère des Affaires étrangères a condamné les attaques iraniennes visant le Sultanat d’Oman, l’Arabie saoudite, le Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Qatar, le Koweït et la Jordanie, estimant que ces actes portent atteinte à la souveraineté des États arabes et appellent à la retenue et à l’apaisement.
Dans le cadre de la coordination arabe, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a eu des entretiens téléphoniques avec plusieurs dirigeants arabes, dont le prince Mohammed ben Salmane, le roi Abdallah II, l’émir Tamim ben Hamad Al Thani, le cheikh Mechaal al-Ahmad al-Jaber al-Sabah et le sultan Haitham ben Tariq, afin d’échanger sur l’évolution de la situation et les moyens de protéger les citoyens et les intérêts vitaux de la région.
L’Algérie a ainsi insisté sur la nécessité d’unifier les positions arabes, d’éviter toute escalade militaire et de privilégier un règlement pacifique de la crise.
