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Ressources hydriques : des indicateurs encourageants pour l’agriculture en 2026

Le professeur Ibrahim Mouhous, expert en économie de l’eau et en sécurité alimentaire, a livré une analyse optimiste quant aux perspectives agricoles de l’année en cours. Selon lui, l’amélioration des ressources hydriques observée depuis le début de l’hiver constitue un signal fort pour la productivité du secteur.

Des barrages mieux remplis

  • Entre 8 et 10 barrages ont atteint leur capacité maximale, dont le barrage de Béni Haroun.
  • 58 barrages affichent un taux de remplissage supérieur à 50 %.
  • En revanche, près de 15 barrages restent en deçà de ce seuil.

Cette situation contraste avec les années précédentes et laisse entrevoir une campagne agricole plus prometteuse.

Impact des précipitations

Le spécialiste souligne que les pluies abondantes enregistrées ces derniers mois représentent un atout majeur. Leur répartition dans le temps est jugée plus bénéfique qu’une concentration sur une courte période.
La capacité d’absorption des sols, estimée à 300 litres par m², favorise à la fois l’alimentation des nappes phréatiques et le ruissellement vers les barrages.

Gestion et exploitation des ressources

  • Le secteur agricole consomme environ 2,5 milliards m³ d’eau souterraine.
  • Les barrages stockent près de 10 milliards m³.
  • Une gestion rationnelle est indispensable pour optimiser l’utilisation de ces volumes.

Vers de nouvelles solutions

Le Pr. Mouhous plaide pour le développement des techniques de récolte des eaux pluviales, inspirées de modèles internationaux. Il propose notamment la création de petits barrages en zones montagneuses, capables de retenir les eaux de pluie et de limiter leur perte vers les oueds et la mer.

Une perspective positive

Ces mesures, combinées à l’amélioration des précipitations, pourraient renforcer la sécurité hydrique et soutenir une agriculture nationale plus performante en 2026.

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