Les nouveaux textes régissant les douanes soumis aux autorités pour approbation
Le directeur général des Douanes, le général-major Abdelhafid Bekhouche, a annoncé le renvoi aux autorités compétentes des projets de textes encadrant l’activité de cet organisme, en vue de leur approbation. Il s’agit notamment du projet de nouveau code des douanes et du projet de statut particulier relatif aux corps spécifiques du secteur des douanes.
Dans un entretien accordé au magazine « Al-Jamaïrk » (Les Douanes), publié dans son dernier numéro, le général-major Bekhouche a expliqué que le projet de nouveau code des douanes a été élaboré dans une approche participative impliquant des cadres des différentes directions centrales et régionales. Il a indiqué que « le texte a été transmis aux autorités compétentes pour poursuivre son parcours législatif vers l’approbation ».
Hausse des recettes fiscales au premier semestre 2025
Le responsable a ajouté que ce projet consacre les principes de simplification et de transparence dans les transactions douanières, tout en renforçant le recours à la numérisation comme outil principal de gestion des opérations. Le nouveau code vise à faciliter les procédures pour les opérateurs économiques, à consolider les garanties légales pour les investisseurs, afin de créer un environnement plus compétitif et attractif pour l’investissement, en tenant compte des accords internationaux et des normes modernes adoptées par l’Organisation mondiale des douanes (OMD).
Parallèlement, le projet de statut particulier pour les corps spécifiques des douanes a été finalisé, selon le directeur général. Il a été conçu dans une approche réformatrice globale prenant en compte la spécificité des missions douanières, et vise à améliorer les conditions de travail des agents du secteur via une reclassification des grades, une clarification des missions et des compétences, une amélioration des conditions de promotion et une révision du système d’incitation, en adéquation avec les exigences de performance sur le terrain et de professionnalisme.
Le général-major Bekhouche a précisé que ce projet « a achevé ses étapes techniques et législatives initiales et a été transmis aux instances compétentes pour finaliser son adoption officielle ».
Concernant le projet de réorganisation structurelle de l’appareil des douanes, il vise à moderniser la structure organisationnelle de la direction générale et de ses services extérieurs, afin d’accompagner les exigences de modernisation et de transformation numérique, de renforcer la coordination entre les niveaux central, régional et local, d’assurer une plus grande efficacité dans la performance et de consolider les capacités de contrôle et d’analyse, tout en introduisant plus de flexibilité dans la prise de décision.
Le directeur général a insisté sur le fait que ces trois projets ont été préparés selon une méthodologie rigoureuse et transmis aux instances concernées pour achever leur parcours légal et administratif. Ils constituent, selon lui, « des briques essentielles dans le processus de réforme globale des douanes algériennes, renforçant leur professionnalisme et leur rôle au service de l’économie nationale ».
Abordant le dossier de la transformation numérique, le général-major Bekhouche a affirmé que cette orientation représente un choix stratégique. Il a salué les réalisations accomplies, notamment après la généralisation du nouveau système d’information douanier « ALSAS », et la mise en service du système dédié au traitement des voyageurs, dont la phase complémentaire est en cours de développement.
Dans un contexte connexe, la Direction générale des Douanes coordonne avec plusieurs secteurs ministériels et institutions la préparation du lancement de la plateforme numérique du guichet unique, qui permettra le traitement électronique des autorisations administratives liées aux opérations d’exportation et d’importation.
D’autre part, le général-major Bekhouche a mis en avant le rôle fiscal des services douaniers, en présentant le bilan du premier semestre 2025 : les recettes totales (droits, taxes, redevances et autres prélèvements) ont dépassé 818 milliards de dinars, en hausse de plus de 176 milliards de dinars par rapport à la même période de 2024.
Il a également évoqué le bilan « qualitatif » des douanes en 2025, particulièrement dans la lutte contre le trafic de drogues et de substances psychotropes. Il a noté une « augmentation notable » du nombre d’opérations et du volume des substances saisies, reflétant l’intensification de l’activité criminelle organisée dans ce domaine, ainsi que la vigilance continue et la coordination des équipes douanières avec les services de sécurité.
Cette hausse importante des saisies s’explique, selon le général-major Bekhouche, par l’instabilité régnant dans les pays voisins, une situation qui facilite le développement de réseaux criminels transfrontaliers profitant de ces crises.
