L’Organisation Nationale des Transporteurs Algériens appelle à la reprise du travail
Ce dimanche 4 janvier 2026, l’Organisation Nationale des Transporteurs Algériens a publié un communiqué appelant tous les transporteurs – propriétaires de bus de voyageurs, transporteurs de marchandises et chauffeurs de taxis en grève – à reprendre immédiatement leurs activités professionnelles et à mettre fin à l’arrêt de travail.
Dans son communiqué, l’organisation explique que les circonstances actuelles exigent un sens des responsabilités et de laisser la voie au dialogue et à la concertation pour régler la situation, afin de garantir les droits des transporteurs tout en préservant la stabilité du secteur et la continuité des services aux citoyens.
Elle exprime également sa pleine confiance dans les autorités publiques, à commencer par le Président de la République, pour trouver une solution juste et définitive aux problèmes soulevés, dans le respect des lois et de l’équilibre entre les différentes parties.
L’organisation invite enfin tous les chauffeurs à faire preuve de sagesse et de vigilance, les mettant en garde contre toute tentative d’exploitation de la situation par des parties cherchant à surfer sur la vague de protestations ou à les instrumentaliser au détriment des intérêts des transporteurs et de l’intérêt national.
Contexte de la grève :
Depuis le 1er janvier 2026, de nombreux transporteurs privés (camions de marchandises, bus inter-wilayas, taxis et même transporteurs de carburant) ont entamé une grève partielle ou totale dans plusieurs wilayas. Les principales revendications portent sur :
• Le projet de modification du Code de la route, perçu comme trop répressif (durcissement des sanctions et amendes pour les infractions).
• La hausse des prix des carburants entrée en vigueur au 1er janvier (dans le cadre de la loi de finances 2026).
Cette grève a causé des perturbations notables : files d’attente dans les stations-service, difficultés de déplacement et risques de pénurie locale de carburant/GPL. Naftal a même menacé de résilier les contrats des transporteurs grévistes.
Des réunions ont eu lieu les 2 et 3 janvier avec le ministère de l’Intérieur, ouvrant la porte à des révisions du Code de la route et à une possible augmentation des tarifs de transport (déjà annoncée pour les taxis). Malgré cela, la tension persiste dans certains segments.
Ce communiqué de l’Organisation Nationale semble marquer une tentative de désescalade en faveur du dialogue institutionnel. La situation reste à suivre, surtout avec la rentrée scolaire ce dimanche.
