Nassima Arhab prend part à Tunis à une réunion internationale de haut niveau à l’occasion du lancement d’un rapport régional
La ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Nassima Arhab, a participé ce jour à Tunis à une réunion internationale de haut niveau organisée à l’occasion du lancement du rapport régional intitulé : « Apprendre aujourd’hui pour construire demain : l’excellence et l’équité à travers les compétences des jeunes ».
Cette rencontre s’est tenue en présence du ministre tunisien de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, ainsi que de représentants de l’UNESCO et de l’Organisation internationale du travail, dans le cadre d’un débat consacré aux enjeux liés à l’avenir des systèmes de formation, à l’employabilité des jeunes et à l’adaptation des compétences aux mutations du marché du travail.
Ce rendez-vous international s’inscrit au cœur des grands choix stratégiques engagés par les États de la région, au regard de son importance dans l’anticipation des transformations à venir, la consolidation des bases de la souveraineté nationale et le renforcement des fondements de la stabilité sociale et économique.
Dans son intervention, la ministre a insisté sur la nécessité d’opérer une transition vers la formation de compétences flexibles, qualifiées et à forte valeur ajoutée, capables de s’adapter aux évolutions rapides qui caractérisent aujourd’hui le marché de l’emploi. Elle a souligné que le véritable défi consiste désormais à restructurer en profondeur les systèmes de formation, en dépassant les approches classiques au profit de modèles fondés sur l’excellence, la pertinence et l’adéquation réelle avec les besoins économiques et professionnels.
La ministre a également mis en avant l’importance de passer d’une logique centrée sur les moyens à une logique fondée sur les résultats, dans le cadre de politiques de formation prospectives, appuyées sur des données fiables, des indicateurs précis et une lecture anticipative des besoins futurs. Une telle orientation, a-t-elle estimé, constitue une condition essentielle pour améliorer l’efficacité des dispositifs de formation et mieux préparer les jeunes aux exigences d’un environnement professionnel en constante mutation.
Elle a en outre affirmé que cette transformation structurelle est de nature à contribuer au renforcement de la cohésion sociale, à l’amélioration de la performance économique et à l’accompagnement des trajectoires de développement durable, dans un contexte où les compétences représentent un levier stratégique majeur pour la compétitivité des nations.
En marge de cette réunion, une session de haut niveau a également rassemblé les responsables des pays du Maghreb, offrant un espace d’échange autour des expériences nationales respectives. Cette rencontre a permis d’examiner les principaux défis communs auxquels font face les systèmes de formation dans la région, tout en ouvrant la voie à une réflexion collective sur les perspectives d’une coopération régionale renforcée en matière de développement des compétences.
Les participants ont ainsi échangé leurs visions sur les réformes à mener, les mécanismes d’adaptation aux nouvelles réalités économiques, ainsi que sur les moyens de construire un modèle de formation plus intégré, plus cohérent et davantage tourné vers l’avenir.
Les travaux se sont achevés sur un consensus collectif autour de la nécessité d’accélérer le rythme des réformes structurelles, de consolider les partenariats stratégiques et de mettre en place des systèmes de formation plus souples, plus innovants et plus performants, capables d’accompagner les transformations futures et de répondre efficacement aux aspirations des jeunes ainsi qu’aux exigences du développement.
