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L’observation du hareng côtier (Etrumeus golanii, Clupea harengus) sur les côtes algériennes

Par ; Darine.N

L’observation du hareng côtier sur les côtes algériennes « sans impact négatif sur la santé humaine »

Le Centre national de recherche et de développement de la pêche maritime et de l’aquaculture a affirmé que l’observation d’individus du hareng côtier (Etrumeus golanii) le long des côtes algériennes « n’a aucun impact négatif sur la santé humaine ni sur les ressources halieutiques ». L’espèce est par ailleurs considérée comme une ressource à valeur commerciale.

Une espèce sans danger pour la santé

Dans un communiqué publié sur sa page officielle, le centre, dont le siège se trouve à Bou Ismaïl, précise qu’« il n’y a aucun danger lié à cette espèce de hareng côtier sur la santé humaine ou sur les ressources halieutiques ». Il souligne que cette espèce est déjà établie en Méditerranée orientale et qu’elle représente une ressource commerciale importante.

Observations et investigations scientifiques

Selon la même source, un agent du centre a observé le 24 février dernier, dans la wilaya de Skikda, de petits poissons pélagiques non identifiés, qu’il a photographiés. Ces poissons ont ensuite été pêchés et sont toujours présents à Skikda.

Avant la diffusion des images sur les réseaux sociaux, des quantités importantes avaient déjà été capturées entre El Kala et Dellys (wilaya de Boumerdès), indique le communiqué.

Face à ces observations, le centre a décidé de préparer une mission scientifique conduite par l’équipe de recherche spécialisée dans les poissons pélagiques. L’objectif est de collecter davantage de données, d’effectuer des opérations d’échantillonnage et de réaliser des analyses de terrain (captures et observations environnementales), afin d’étudier la répartition de l’espèce, son environnement biologique et ses modes d’exploitation.

Après collecte des données, étude des images des espèces pêchées tout au long du littoral — d’El Kala à l’est jusqu’à Dellys au centre — et analyse d’échantillons, les chercheurs ont conclu qu’il s’agit bien du hareng côtier (Etrumeus golanii).

Origine et expansion de l’espèce

Le communiqué précise que cette espèce appartient à la famille des Clupéidés. Son habitat naturel s’étend de l’ouest de l’océan Indien à la mer Rouge et au golfe Persique, puis à la Méditerranée via le canal de Suez.

Sa présence en Méditerranée orientale a été enregistrée au Liban en 1931. Son expansion vers l’ouest s’est poursuivie progressivement jusqu’au détroit de Gibraltar en 2018.

Caractéristiques biologiques

Le hareng côtier est un poisson pélagique caractérisé par :

  • une longue saison de reproduction,
  • une croissance rapide,
  • une forte capacité d’adaptation.

Il évolue dans des conditions environnementales similaires à celles de la Méditerranée (température et dynamique des eaux), ce qui a favorisé sa propagation progressive dans le sud du bassin méditerranéen.

Première observation en Algérie

Le centre rappelle que la première observation de cette espèce sur les côtes algériennes remonte à 2017, lorsqu’un navire de pêche à la sardine en avait capturé un nombre limité à une profondeur de 30 mètres

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