Blanchiment et terrorisme : l’Algérie franchit un cap décisif selon le GAFI
Nabil.K
Le Groupe d’action financière (GAFI) a estimé que l’Algérie a accompli des avancées significatives dans l’exécution de son plan d’action visant à renforcer la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Ces progrès la placent en bonne position pour envisager une sortie prochaine de la liste grise du GAFI ainsi que de la liste noire de l’Union européenne.
Dans un document publié le 13 février 2026, consacré aux juridictions placées sous surveillance renforcée, l’organisation souligne que l’Algérie a « largement satisfait » aux engagements pris dans le cadre du plan d’action. Cette évolution a conduit à la décision d’organiser une visite sur place afin de vérifier la mise en œuvre concrète des réformes engagées, d’en évaluer la durabilité et de s’assurer du maintien de l’engagement politique nécessaire à leur poursuite.
Le rapport met en lumière plusieurs réalisations majeures, notamment le renforcement de la supervision fondée sur l’évaluation des risques, en particulier dans les secteurs considérés comme sensibles, tels que les établissements bancaires, les avocats et les notaires. De nouvelles procédures ont été adoptées, des évaluations des risques menées, des lignes directrices élaborées et des inspections réalisées, accompagnées de sanctions jugées efficaces, proportionnées et dissuasives.
Par ailleurs, l’Algérie a consolidé son dispositif relatif à l’identification des informations essentielles et des bénéficiaires effectifs des entités juridiques, qu’il s’agisse des sociétés commerciales, des associations, des organisations à but non lucratif ou encore des entreprises publiques. Le système de déclaration des transactions suspectes a également été renforcé.
Enfin, le pays a instauré un cadre juridique et institutionnel plus robuste en matière de sanctions financières ciblées liées au financement du terrorisme, notamment à la faveur des amendements apportés à la législation sur la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
