Réunion à Madrid entre le Maroc et le Front Polisario sous coordination américaine
Youcef.H
L’ambassade des États-Unis à Madrid a accueilli, les 8 et 9 février, une rencontre réunissant les deux parties au conflit du Sahara occidental : le Front Polisario, présenté comme le représentant du peuple sahraoui, et le Royaume du Maroc. Cette réunion s’inscrit dans le cadre de discussions directes visant à examiner les perspectives de règlement du différend.
Organisée sous coordination américaine et avec l’appui des Nations unies, la rencontre s’est tenue en présence de l’Algérie et de la Mauritanie en qualité d’observateurs. L’Espagne, ancienne puissance coloniale du territoire, a suivi de près le déroulement des échanges.
À l’issue des discussions, des versions divergentes ont circulé dans certains médias et sur les réseaux sociaux concernant le contenu des pourparlers. Selon une source proche du dossier citée par TSA, « la manière dont certaines plateformes présentent ces négociations directes ne reflète pas fidèlement la réalité des échanges ».
La même source précise que les discussions portent directement sur l’avenir du Sahara occidental entre le Maroc et le Front Polisario, tandis que l’Algérie et la Mauritanie participent en tant que pays voisins observateurs. Elle souligne également que, dans le cadre du processus onusien, le règlement politique concerne principalement les deux parties impliquées.
Pour plusieurs observateurs, l’acceptation du principe de négociations directes pourrait constituer une évolution notable dans la dynamique diplomatique entourant ce dossier, longtemps marqué par des divergences sur la représentativité et les modalités de règlement.
Selon cette source, toute solution durable devra s’inscrire dans un processus encadré par les Nations unies, garantissant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination conformément aux résolutions internationales en vigueur.
La réunion de Madrid intervient dans un contexte régional et international sensible, marqué par des efforts diplomatiques renouvelés pour relancer le processus politique et favoriser une issue pacifique et durable à l’un des conflits les plus anciens de la région.
