Dessalement de l’eau : l’Algérie étend ses projets au Grand Sud
Youcef.H
Après les villes du littoral, l’Algérie s’apprête à franchir une étape historique en lançant la réalisation de deux stations de dessalement de l’eau à Tindouf, à l’extrême sud-ouest du pays, et à Tamanrasset, à l’extrême sud. Une première du genre pour ces régions.
Cette décision a été annoncée à l’issue du Conseil des ministres tenu ce mardi 10 février, sous la présidence du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. À cette occasion, le chef de l’État a instruit le ministre de l’Hydraulique, Taha Derbal, d’accélérer le démarrage des travaux de construction des usines de dessalement de Tamanrasset et de Tindouf dès le mois de mars prochain, au bénéfice des populations de ces deux wilayas, selon le communiqué de la Présidence de la République.
Le Président de la République a souligné l’importance stratégique de ces projets pour les habitants du Sud algérien. Bien que la région dispose d’importantes ressources en eau, celles-ci sont souvent saumâtres et nécessitent un traitement par dessalement pour être rendues potables.
Dans le même contexte, il a été rappelé que l’Algérie a mis en service, en 2025, cinq stations de dessalement de l’eau de mer au profit des villes du nord du pays, notamment Oran, El Tarf, Boumerdès, Tipaza et Béjaïa. Cinq autres installations similaires devraient être lancées en 2026 afin de combler le déficit en eau dans ces régions à forte densité démographique.
Toujours dans le secteur de l’eau et de l’assainissement, le Président de la République a ordonné la réalisation d’une station d’épuration des eaux usées à Tindouf, destinée principalement au soutien des projets agricoles prometteurs.
Par ailleurs, le chef de l’État a instruit le ministre de l’Hydraulique de renforcer les mesures de précaution, de surveillance et de vigilance lors des opérations de déversement des eaux excédentaires des barrages saturés.
Enfin, le Président Tebboune a insisté sur l’importance capitale du respect des plans de distribution de l’eau potable tout au long de l’année. Il a qualifié de « totalement inacceptable » la pénurie d’eau ayant touché récemment, durant plusieurs jours, la wilaya de Chlef avant le rétablissement de l’approvisionnement, exigeant que les responsabilités soient pleinement établies. Il a également mis en garde, avec fermeté, contre tout relâchement susceptible d’entraîner la répétition d’un tel incident.
