Scandale des logements sociaux : des cadres de l’OPGI renvoyés devant la justice
La dixième chambre pénale de la Cour d’Alger a décidé, ce mardi 20 janvier, de reporter au 22 février prochain le procès de quinze personnes poursuivies dans une affaire de corruption liée à la gestion du logement social. Ce report intervient à la demande de la défense.
Selon Echourouk Online, les prévenus devront répondre de faits de « commercialisation illégale » de logements sociaux. Parmi eux figurent des cadres de l’OPGI de Hussein Dey, dont Mohamed Rahaïmia, directeur de l’organisme, ainsi que des responsables de l’annexe du 1er Mai, identifiés sous les initiales « Ch. Mohamed » et « B.R ». Plusieurs intermédiaires et bénéficiaires sont également impliqués. Les chefs d’accusation portent sur l’abus de fonction, la participation à l’abus de fonction et l’abus d’influence.
Origine de l’affaire
L’enquête a débuté en mars 2024, après une plainte déposée auprès de la police judiciaire de Bouchaoui. Celle-ci dénonçait l’attribution frauduleuse d’un logement social à un commerçant, « I.F », contre le versement d’une somme d’argent à un employé de l’OPGI d’Ouled Fayet. Les vérifications ont révélé l’absence de tout document officiel confirmant cette attribution.
Les investigations ont ensuite mis en lumière un système organisé : ordres de paiement et contrats de location établis illégalement, procès-verbaux falsifiés, remise de clés par des employés de l’OPGI, et transactions financières atteignant entre 600 et 800 millions de centimes pour l’acquisition de logements.
Condamnations antérieures
Le 12 juin 2025, le tribunal de Chéraga avait déjà condamné Mohamed Rahaïmia, « Ch. Mohamed » et « B.R » à trois ans de prison ferme et à une amende de 200 000 dinars. Les intermédiaires avaient écopé de deux ans de prison, tandis que certains bénéficiaires avaient été acquittés.
Par ailleurs, une peine de cinq ans de prison ferme assortie d’une amende de 500 000 dinars avait été prononcée contre des accusés en fuite, avec émission de mandats d’arrêt internationaux.
