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« Monorail » de la capitale… Le projet-rêve sur la voie de la naissance

C’est Les autorités algériennes, en coordination avec la société chinoise CRCC, experte en ce type de transport, préparent le lancement du projet de monorail pour la capitale algérienne comme solution radicale afin de mettre fin au cauchemar des embouteillages à Alger et d’améliorer la mobilité urbaine. Cette étape très attendue vise à améliorer la qualité de vie, à transformer la capitale en ville intelligente plus attractive pour les investissements et le tourisme, et à relier les différentes zones de l’agglomération d’une manière inédite.

La solution idéale pour en finir avec les embouteillages

On s’attend à ce que le contrat d’exécution soit dévoilé prochainement avec la société ou le groupement chargé de la réalisation, d’autant que l’étude y afférente a été finalisée. Cependant, à ce jour, ni le tracé précis ni le profil des lignes (aérien ou au sol) n’ont été révélés. Il s’agit d’un moyen de transport moderne, rapide et sûr. Cette avancée fait suite à la déclaration du ministre des Transports Saïd Saïoud, il y a un an, annonçant que l’étude du monorail de la capitale allait bientôt démarrer. Des sources proches du secteur des transports indiquent que les autorités considèrent aujourd’hui le monorail comme l’unique alternative viable pour sortir la capitale du cauchemar des embouteillages, signe clair qu’elles misent fortement sur ce projet pour opérer un véritable saut qualitatif dans le transport urbain. D’autant que son coût de réalisation n’est pas aussi exorbitant que celui du métro.

La réunion de travail tenue le 4 octobre 2025 entre le ministre des Transports et le wali d’Alger a donné une impression très nette : les autorités sont déterminées à mener ce projet à son terme. Les tutelles du secteur des transports ont pris connaissance de l’étude préliminaire réalisée par la société chinoise CRCC.

CRCC a réalisé une étude préliminaire

La société avait présenté le projet de monorail de la capitale lors du Salon international des travaux publics de 2024 au Palais des Expositions, accompagnée de son étude préliminaire et de sa vision de ce choix comme solution innovante pour alléger les embouteillages et offrir un transport urbain plus fluide.

Un responsable de l’entreprise avait alors déclaré : « Nous avons constaté un besoin réel et concret de réduire les embouteillages dans la capitale algérienne. C’est pourquoi nous avons proposé ce projet aux autorités algériennes… Nous avons réalisé une étude préliminaire et nous disposons d’une très riche expérience dans la réalisation de ce type de transport en Chine et dans plusieurs pays du monde… C’est notre domaine d’expertise. »

Selon la fiche technique, le projet s’étend sur 67 km avec deux lignes :

•  La première ligne va du Palais des Expositions à l’est jusqu’à Sidi Abdallah à l’ouest, traversant plusieurs communes et quartiers résidentiels.

•  La seconde passe par Baraki, le Kalitoss, Oued Smar, plusieurs communes et quartiers, jusqu’à Bir Touta en passant par Bir Mourad Raïs.

Selon le ministre des Transports Saïd Saïoud, ce système viendra compléter le métro et le tramway pour une plus grande efficacité et valeur ajoutée. La durée des travaux est estimée à trois ans.

Amélioration de la qualité de vie

Le monorail est un train électrique léger circulant sur une voie unique surélevée. C’est un moyen de transport urbain moderne et rapide utilisé dans de nombreuses grandes villes du monde. Il offre une alternative au transport individuel en voiture, ce qui contribue à réduire le nombre de véhicules sur les routes, à fluidifier la circulation dans les centres d’activités (marchés, zones d’affaires, universités) et à créer un réseau de transport intégré reliant les différentes parties de la capitale.

Des experts ayant observé des expériences de monorail dans le monde estiment que celui d’Alger peut transformer le transport urbain en améliorant la qualité de vie : moins d’embouteillages, moins de stress quotidien, réduction de la pollution de l’air grâce à un moyen de transport écologique qui diminue l’empreinte carbone et favorise la mobilité durable.

Certains ajoutent que le design des stations, si elles sont équipées de parkings-relais, pourrait révolutionner les habitudes de déplacement : un habitant de Sidi Abdallah, de la Reghaïa ou de Rouiba pourrait garer sa voiture à Bir Touta ou Bab Ezzouar, prendre le monorail vers le centre-ville, vaquer à ses occupations et revenir récupérer son véhicule.

Les stations devraient être surélevées, avec des structures métalliques et vitrées élégantes, équipées d’escaliers, d’ascenseurs, d’écrans d’information sur les horaires, de caméras de surveillance et de systèmes de contrôle avancés, facilitant l’accès notamment aux personnes âgées et à mobilité réduite.

La réalisation du monorail s’inscrit dans l’effort de modernisation et de développement de la ville, en complément de l’aménagement du front de mer et du projet de métropole algéroise prévu dans le Schéma directeur d’aménagement et de mise en valeur des agglomérations (SDAAM), qui vise à moderniser Alger, à l’intégrer parmi les cinq premières métropoles méditerranéennes d’ici 2035 et à lui redonner son rang historique – elle qui avait reçu la Palme d’or à Lima en 1956 et fut classée deuxième capitale méditerranéenne après Barcelone par l’ingénieur italien Moretti dans les années 1960, selon l’architecte expert Abdelhamid Boudawoud.

Valeur ajoutée pour la capitale

Le monorail offrira une valeur ajoutée majeure en tant que moyen de transport rapide et écologique, transformant Alger en ville intelligente. Il améliorera le climat des affaires, attirera davantage d’investissements, contribuera à la requalification de nombreux quartiers et soutiendra le développement économique, à condition qu’il desserve les zones à forte densité de population.

Il créera également de nouvelles opportunités sociales en reliant les différentes régions de la capitale, favorisant l’emploi, le logement et facilitant la vie quotidienne.

Intégration avec le métro et le tramway

Selon la fiche technique, le monorail traversera de nombreuses communes (Bab Ezzouar, Palais des Expositions, Hussein Dey, Bir Mourad Raïs, El Harrach, Kouba, Kalitoss, Baraki, Dely Ibrahim, Cheraga, Ouled Fayet, Bir Touta, Sidi Abdallah…) et deviendra le plus long système de transport de la capitale. Son succès dépendra de sa capacité à desservir les axes réellement saturés et à compléter efficacement le métro, le tramway et le réseau routier.

Il s’intégrera également au prolongement du métro vers l’aéroport international d’Alger (environ 10 km, 97 % achevés) et vers Baraki depuis Aïn Naâdja (4,4 km, 95 % achevés), dont la livraison est prévue au second semestre 2026.

Le projet s’aligne sur le Plan Jaune de développement des transports urbains, qui prévoit l’extension du réseau métro à 40 km (vers Draria, Bir Khadem, Bir Mourad Raïs, Ben Aknoun, université des sciences et technologies de Bab Ezzouar…) et l’extension du tramway vers les communes de l’Arbaa, Boufarik, H’ouch Errih et Sidi Moussa.

Le monorail dans le monde

Hormis les expériences de La Mecque (transport des pèlerins) et de la ville de 6 Octobre en Égypte, le monorail est surtout répandu en Asie : au Japon (Tokyo-Haneda, l’une des plus réussies au monde), en Chine (Chongqing, Wuhan, y compris en zones montagneuses grâce à CRCC), en Malaisie (Kuala Lumpur), en Thaïlande (Bangkok), aux États-Unis (Las Vegas – Strip touristique) et au Brésil (São Paulo).

En conclusion, la réalisation du monorail de la capitale algérienne marquera un tournant majeur dans le transport urbain en mettant fin au cauchemar des embouteillages – à condition qu’il s’intègre parfaitement au métro, au tramway et aux autres modes de transport. C’est un moyen moderne et rapide qui reliera l’est à l’ouest et le nord au sud de la capitale comme jamais auparavant.

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