De l’offshore à l’hydrogène : comment l’Algérie a redéfini sa puissance énergétique en 2025
L’année 2025 a marqué un tournant décisif pour l’Algérie sur l’échiquier énergétique mondial. En douze mois, le pays a attiré des investissements étrangers massifs, réalisé des percées stratégiques dans l’offshore et accéléré sa transition énergétique, transformant les promesses en résultats concrets.
Le contrat de partage de production avec le géant saoudien Medad Energy sur le périmètre « Illizi Sud » illustre cette dynamique, avec un investissement de 5,4 milliards de dollars et une production prévue d’un milliard de barils équivalent pétrole sur 40 ans. À cela s’ajoute le contrat de 1,08 milliard de dollars confié à l’égyptien Petrojet pour le gisement de Hassi Bir Rekaiz, confirmant le retour de l’Algérie comme destination privilégiée des capitaux régionaux.
Le récent cycle de licences « Algeria Bid Round » a attiré huit majors mondiales, dont QatarEnergy/TotalEnergies et Eni/PTTEP, pour près d’un milliard de dollars sur cinq sites stratégiques, sécurisant 700 milliards de m³ de gaz pour l’Europe. L’offshore, quant à lui, s’ouvre avec l’alliance avec Chevron, annonçant des perspectives prometteuses pour les appels d’offres internationaux prévus en 2026.
Sur le plan des énergies renouvelables, l’Algérie mise sur South2 Corridor, un projet d’hydrogène vert destiné à couvrir 40 % des besoins européens, tandis que Sonelgaz lance un programme solaire massif de 3 GW à Abadla, portant la capacité renouvelable nationale à 619 MW.
En combinant sécurité des hydrocarbures et audace renouvelable, l’Algérie ne se contente pas d’augmenter ses revenus : elle redessine durablement les équilibres énergétiques en Méditerranée et affirme son rôle stratégique dans la transition énergétique mondiale.
