Après deux ans de lutte diplomatique au Conseil de sécurité : l’Algérie passe le relais à Bahreïn
31 décembre 2025
Après deux années d’engagement diplomatique intense au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, l’Algérie a achevé ce mercredi son mandat en tant que membre non permanent, passant le relais au Royaume de Bahreïn.
Le Conseil de sécurité compte 5 membres permanents – Royaume-Uni, Chine, États-Unis, France et Fédération de Russie – et 10 membres non permanents élus par l’Assemblée générale des Nations unies : Bahreïn, République démocratique du Congo, Libéria, Lettonie, Colombie, Danemark, Grèce, Pakistan, Panama et Somalie.
Outre l’Algérie, quittent également le Conseil : le Guyana, la République de Corée, la Sierra Leone et la Slovénie.
Selon la tradition, les États arabes se relaient pour occuper le siège non permanent, alternant entre les groupes africain et asiatique.
Lors d’une session du Conseil de sécurité dans la nuit du lundi 29 décembre, l’ambassadeur Amar Bendjama a déclaré que « l’Algérie quitte le Conseil de sécurité après avoir accompli ce qu’il lui incombait de faire », soulignant la responsabilité de la communauté internationale face aux foyers de tension et à la nécessité d’empêcher l’extension des conflits par des solutions politiques justes et durables respectant la souveraineté des États et les droits des peuples.
Il est à noter que l’organisation internationale « PassBlue » a annoncé il y a deux jours la désignation de l’ambassadeur algérien Amar Bendjama comme « Diplomate de l’année 2025 », en reconnaissance de son rôle marquant au sein des Nations unies.
Le sondage annuel du site de cette organisation indépendante à but non lucratif, largement suivi aux États-Unis et dans les grandes capitales mondiales, a mis en avant l’ambassadeur Bendjama comme l’une des voix diplomatiques les plus influentes en défense des causes humanitaires et du droit international.
Tout au long de l’année 2025, le diplomate algérien a suscité une large résonance par ses interventions exceptionnelles qui ont renforcé la présence de l’Algérie comme acteur influent dans les centres de décision. Cela lui a valu les attaques des milieux sionistes et des relais marocains.
Pendant une année entière d’efforts diplomatiques et de positions remarquables, les interventions de Bendjama, particulièrement sur Gaza, ont été saluées comme les plus audacieuses et les plus claires au sein du Conseil de sécurité. Elles ont reçu un accueil enthousiaste de la part des activistes et internautes sur les réseaux sociaux.
De nombreux Algériens et citoyens de la région arabe ont loué sa franchise dans la dénonciation du deux poids deux mesures, estimant qu’il « a dit ce que la plupart des représentants n’ont pas osé dire ». Cela a donné lieu à des discussions sur une éventuelle candidature méritée au prix Nobel de la paix.
