Réforme de la charte du Front de Salut National : le Front se transforme en « Coalition des Forces Révolutionnaires »
Le Front de Salut National a annoncé, dans un communiqué publié mardi, la réforme de sa charte fondatrice signée en 2022. Cette réforme vise à élargir le cadre de l’alliance pour inclure tous les mouvements et forces révolutionnaires souhaitant rejoindre la coalition, sans conditions préalables autres que l’engagement envers les objectifs de la révolution tunisienne.
La nouvelle charte met l’accent sur la poursuite de la lutte contre le coup d’État, le rétablissement de la légitimité démocratique et la construction d’un État civil démocratique. Elle souligne également l’importance de l’unité nationale et de la coordination entre les forces révolutionnaires pour faire face aux défis actuels.
Parmi les points clés de la réforme :
• L’ouverture de l’alliance à toutes les forces révolutionnaires partageant les mêmes objectifs.
• Le rejet catégorique de toute normalisation avec le pouvoir en place.
• L’engagement à poursuivre la mobilisation populaire jusqu’à la réalisation des objectifs de la révolution.
Le communiqué insiste sur le fait que cette réforme vise à renforcer l’unité des forces d’opposition et à élargir la base de soutien populaire.
Les réactions se multiplient après l’annonce de la réforme de la charte du Front de Salut National
De nombreuses réactions ont afflué suite à l’annonce de la réforme de la charte du Front de Salut National. Plusieurs personnalités et mouvements ont salué cette initiative, la considérant comme un pas important vers l’unification des efforts de l’opposition.
Le mouvement Ennahdha a salué cette réforme, affirmant qu’elle ouvre la voie à une plus large coordination entre les forces révolutionnaires. D’autres partis et figures de l’opposition ont exprimé leur soutien, soulignant l’importance de l’unité face à la crise politique actuelle.
La réforme prévoit également la tenue d’une conférence nationale en 2026/2027 pour élargir davantage la coalition et consolider les rangs de l’opposition.
Cette initiative intervient dans un contexte de tensions politiques persistantes en Tunisie, où les forces d’opposition cherchent à renforcer leur front commun contre le pouvoir en place.
