L’Algérie, troisième producteur d’orge en Afrique
Hamadache A.K
L’Algérie figure parmi les principaux producteurs de l’orge en Afrique, avec une production moyenne estimée à 800 000 tonnes métriques par an entre 2021 et 2023, selon un rapport publié par l’agence spécialisée dans l’économie africaine Ecofin Agency.
D’après ce rapport, cette production couvre environ 42 % de la demande nationale, évaluée à près de 1,9 million de tonnes par an, ce qui souligne l’importance de renforcer la production locale parallèlement aux importations afin de répondre aux besoins croissants du marché.
L’orge constitue la deuxième céréale la plus cultivée en Algérie après le blé, avec près de un million d’hectares de terres agricoles consacrés à sa culture, selon un rapport du United States Department of Agriculture portant sur les campagnes 2025-2026.
En Algérie, cette céréale est principalement utilisée comme aliment pour le bétail, tandis qu’une part plus limitée est destinée à la consommation humaine, notamment dans la préparation de certains produits alimentaires comme le pain ou le couscous. Le niveau de la demande varie également en fonction de l’état des pâturages, la consommation augmentant généralement lors des périodes de dégradation des conditions pastorales.
Le rapport souligne par ailleurs que Ethiopia demeure le premier producteur africain d’orge, avec environ 2,2 millions de tonnes par an, lui permettant d’atteindre l’autosuffisance dans cette filière. À l’inverse, Tunisia dépend largement des importations pour satisfaire ses besoins, couvrant près de 75 % de sa consommation annuelle estimée à 1,4 million de tonnes, avec une production locale d’environ 347 000 tonnes.
Ces données interviennent dans un contexte d’intérêt croissant pour la production d’orge en Afrique, marqué notamment par de nouvelles initiatives agricoles visant à réduire la dépendance aux importations. Parmi elles figure le programme pilote lancé par l’entreprise Nigerian Breweries au Nigeria, destiné à développer la culture locale de l’orge et à renforcer la production nationale d’ici 2030.
