L’OAPEC met en avant les efforts de l’Algérie dans le développement de l’hydrogène vert
L’OAPEC (Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole) a mis en lumière, dans son dernier rapport publié lundi, les efforts déployés par l’Algérie pour développer l’hydrogène vert, estimant que cette dynamique pourrait renforcer son rôle de partenaire énergétique de l’Europe.
Dans son rapport intitulé « Nouvelles et énergies renouvelables, enjeux de la transition énergétique et changement climatique », l’organisation a salué les évolutions « notables » enregistrées dans plusieurs pays arabes, dont l’Algérie, en matière d’hydrogène vert, considéré comme une solution stratégique pour accompagner la transition vers une économie à faible intensité carbone.
À cet égard, le rapport valorise les initiatives engagées en Algérie, notamment la réalisation en cours d’une unité semi-industrielle de production d’hydrogène vert et de ses dérivés, d’une capacité de 50 mégawatts à Arzew. Il souligne également l’achèvement prochain du cadre juridique et institutionnel régissant les activités liées à l’hydrogène, destiné à attirer davantage d’investissements tout au long de la chaîne de valeur.
Le document met aussi en avant le renforcement du rôle de l’Algérie en tant que « partenaire stratégique » de l’Europe dans le domaine de l’hydrogène vert, grâce à ses atouts, parmi lesquels des ressources abondantes en énergie solaire et éolienne, des infrastructures modernes et des gazoducs reliant directement le pays aux marchés européens.
Dans ce contexte, le rapport mentionne le projet de corridor sud de l’hydrogène « South H2 », annoncé officiellement en janvier 2025. Ce projet multilatéral vise à acheminer annuellement 4 millions de tonnes d’hydrogène vert de l’Algérie vers l’Europe, soit près de 10 % de la demande européenne attendue à l’horizon 2040.
Plus globalement, l’OAPEC relève les efforts engagés par plusieurs pays arabes dans le cadre de la transition énergétique, qualifiée de « choix stratégique reflétant un engagement croissant en faveur de la réduction des émissions et du renforcement de la sécurité énergétique ».
Le rapport souligne également l’intérêt mondial grandissant pour les énergies propres et durables, qui a conduit plusieurs pays arabes à lancer de grands projets structurants et à accroître leurs investissements dans ce domaine.
Le secteur des énergies renouvelables — comprenant principalement le solaire, l’éolien et l’hydraulique — connaît ainsi un essor notable à l’échelle mondiale, porté par l’urgence climatique. À titre d’exemple, la Chine a maintenu sa position de leader avec une capacité installée atteignant 3,89 térawatts à la fin de 2025, indique le rapport.
Cette dynamique internationale incite les pays arabes à poursuivre leurs politiques de soutien aux énergies propres afin de diversifier leurs économies, garantir la sécurité des approvisionnements, réduire les émissions et optimiser l’utilisation des ressources.
Enfin, l’organisation cite les « progrès tangibles » enregistrés dans plusieurs pays, notamment l’Arabie saoudite, le Koweït, l’Égypte et l’Algérie, cette dernière ayant entamé la réception du premier lot de son projet de 3 200 mégawatts dans le domaine des énergies renouvelables.
