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Filière pomme de terre : de nouvelles mesures pour stabiliser un produit stratégique


Alger – Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche maritime, Yassine Walid, a présidé une réunion consacrée à la filière pomme de terre, au cours de laquelle plusieurs mesures ont été annoncées afin de stabiliser ce produit stratégique sur le marché national et d’en renforcer la compétitivité à l’exportation.

Vers une réorganisation de la filière

Lors de cette rencontre, le ministre a évoqué la révision du système de régulation actuellement en vigueur, ainsi que la mise en place d’un nouveau mécanisme organisationnel encadrant les opérations d’exportation. L’objectif est d’assurer une meilleure maîtrise des flux, de la production à la commercialisation.

Il a également été décidé de créer des zones de suivi au niveau de la production, dans le but de réduire les coûts de production de moitié et de favoriser la vente directe au consommateur, limitant ainsi le recours aux intermédiaires.

La concertation avec les producteurs issus de différentes wilayas, la Confédération nationale des agriculteurs et les institutions de régulation agricole sera par ailleurs renforcée, afin d’assurer une coordination plus efficace entre les différents acteurs de la filière.

Garantir l’équilibre du marché

La réunion a mis l’accent sur la nécessité d’assurer un équilibre entre l’abondance de la production et la continuité de l’activité agricole, face à une demande croissante sur les marchés national et international.

Les responsables ont également insisté sur la valorisation de la qualité du produit algérien, notamment la pomme de terre blanche, particulièrement prisée sur le marché européen. Dès cette année, une régulation effective de la filière sera engagée, englobant la production, la transformation et l’exportation.

Mesures concrètes adoptées

Parmi les décisions prises figurent :

  • L’encouragement des exportateurs à créer des coopératives spécialisées pour mieux organiser les opérations d’exportation ;
  • L’élaboration d’un cahier des charges spécifique à l’export et à la transformation, afin de réduire le nombre d’intermédiaires ;
  • L’amélioration des coûts de production grâce au développement de la production locale de semences, avec une approche visant à élargir les superficies dédiées et garantir des semences de haute qualité ;
  • Le renforcement des mécanismes de régulation agricole et le contrôle de la production destinée à la transformation et à l’exportation.

Une stratégie axée sur la modernisation

Dans sa déclaration, le ministre a souligné que la stratégie adoptée repose sur une coordination étroite entre producteurs, exportateurs et institutions. Il a mis l’accent sur la modernisation des pratiques agricoles, notamment à travers la mécanisation, l’irrigation moderne, l’encadrement technique et la formation.

L’objectif affiché est clair : réduire les coûts de production, accroître la productivité, stabiliser le marché et renforcer durablement la sécurité alimentaire nationale.

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