Quand l’eau décide : sécuriser les ambitions nationales par le cycle hydrologique
Pour une Algérie résiliente, souveraine et durable
L’Algérie a lancé de vastes chantiers stratégiques : relance agricole, programmes de logement, développement du Sud, sécurisation alimentaire et territoriale. Ces projets traduisent une volonté politique forte de bâtir un pays stable et souverain. Mais leur réussite dépend d’un facteur incontournable : le cycle de l’eau.
L’eau, condition de la durabilité
Dans un territoire aride et semi‑aride, ignorer la réalité hydrologique revient à fragiliser les investissements. Prendre en compte l’eau n’est pas un luxe écologique, mais une exigence de rationalité et de bonne gouvernance.
Des pluies révélatrices
Les récentes inondations dans le Nord du pays montrent un paradoxe : excès d’eau à court terme, pénurie quelques semaines plus tard. Ce constat souligne un déficit d’aménagement et une urgence : renforcer la capacité des sols, des villes et des paysages à absorber et stocker l’eau.
Quatre axes stratégiques
- Agriculture : La souveraineté alimentaire exige des sols vivants, capables de retenir l’eau et de réduire la dépendance à l’irrigation.
- Élevage et steppes : Restaurer les fonctions hydrologiques des parcours pastoraux permet de sécuriser une filière essentielle et de limiter les importations.
- Habitat et urbanisme : Transformer l’eau de pluie en ressource, plutôt qu’en menace, garantit des villes plus résilientes et économes.
- Sahara : Le développement du Sud doit s’inspirer des savoirs oasiens, fondés sur la maîtrise des flux naturels (eau, vent, sable).
Conclusion
La souveraineté nationale repose sur un équilibre hydrologique fonctionnel. L’eau n’obéit ni aux slogans ni aux plans administratifs : elle suit ses propres lois physiques et écologiques. La traiter comme une alliée, et non comme un problème à évacuer, est la clé d’une Algérie résiliente et durable.
