Record pour les questions orales au gouvernement – Une seule séance
Environ trois cents membres du gouvernement (ou plutôt des représentants gouvernementaux concernés) participeront à la session des questions orales prévue ce jeudi, au sein du Conseil populaire national (APN). Il s’agit d’une tentative de poser un nombre record de questions orales par un plus grand nombre de députés parlementaires, avant la fin du mandat actuel de l’APN.
Répartition des questions programmées par secteur ministériel :
• Santé : 6 questions
• Éducation, formation professionnelle, enseignement supérieur : 7 questions
• Pêche et ressources halieutiques : 5 questions
• Habitat, urbanisme et ville : 5 questions
• Travaux publics et transports : 5 questions
• Poste et télécommunications : 4 questions
• Emploi, travail et sécurité sociale : 4 questions
• Agriculture et développement rural : 6 questions
• Solidarité nationale et famille : 6 questions
Ce record numérique dans l’histoire du Parlement s’accompagne d’attentes élevées. La session est prévue pour durer environ 12 heures (jusqu’à tard dans la nuit), avec une couverture complète des questions pour éviter tout report avant la fin du mandat actuel.
Ce programme reflète les défis persistants dans l’organisation des sessions de questions orales : malgré les efforts pour renforcer la pratique constitutionnelle, les absences répétées de certains ministres (notamment en soirée) et les retards dans les réponses persistent. Le Premier ministre Aïmene Benabderrahmane (ou son prédécesseur) avait été interpellé par le président de l’APN Ibrahim Boughali via une lettre datée du 4 décembre 2025, soulignant l’importance de répondre aux questions écrites et orales. Il avait insisté pour que les membres du gouvernement concernés soient présents aux sessions publiques, surtout en cas de coïncidence avec des événements ou des absences justifiées.
Le Premier ministre a expliqué que les absences dues à ces engagements expliquent en partie les retards, et que le ministre chargé des relations avec le Parlement gère ces interactions pour permettre des réponses précises et détaillées, y compris sur des questions hors du pays ou de nature sensible.
Les députés ont critiqué ces absences répétées (depuis octobre dernier), les considérant comme un manquement à la surveillance parlementaire. Cela prive les citoyens de réponses claires et concrètes sur les problèmes urgents, sans délais raisonnables ni solutions pratiques. Souvent, les réponses restent générales, sans engagement concret, ce qui affaiblit l’efficacité du contrôle parlementaire.
