Scientifiques chinois développent un traitement moléculaire innovant pour un traitement précis du cancer
Des chercheurs chinois ont mis au point une molécule thérapeutique révolutionnaire baptisée « vaccin intratumoral » (ou chimère de vaccination intratumorale, iVAC), qui offre une approche novatrice pour traiter le cancer avec une précision accrue.
Publiée en ligne le 8 janvier 2026 dans la revue prestigieuse Nature, cette avancée provient d’une collaboration entre le Shenzhen Bay Laboratory et l’Université de Pékin. La molécule iVAC agit de manière double :
• Elle cible et dégrade de façon irréversible la protéine PD-L1 présente à la surface des cellules cancéreuses, supprimant ainsi leur capacité à freiner le système immunitaire (libérant les « freins » immunitaires, comme dans les immunothérapies classiques anti-PD-1/PD-L1).
• Elle délivre simultanément un antigène viral issu du cytomégalovirus (CMV), un virus courant chez l’humain. Cela « marque » la tumeur avec une signature virale familière, détournant les lymphocytes T anti-CMV déjà présents en grand nombre dans l’organisme (grâce à la mémoire immunitaire préexistante) pour qu’ils attaquent spécifiquement les cellules tumorales.
Ce mécanisme exploite la mémoire immunitaire contre un virus banal pour la rediriger contre le cancer, sans nécessiter de vaccins personnalisés complexes ou de thérapies CAR-T coûteuses. Les tests précliniques (modèles animaux) ont montré une efficacité prometteuse : réduction significative des tumeurs, activation ciblée des cellules immunitaires et faible toxicité systémique.
Les chercheurs soulignent que cette approche pourrait s’appliquer à de nombreux types de cancers solides exprimant PD-L1, en offrant une immunothérapie plus précise, potentiellement plus accessible et moins onéreuse.
Bien que encore au stade préclinique (pas encore d’essais cliniques humains annoncés), cette innovation s’inscrit dans la vague d’avancées chinoises en immunothérapie et nanomédecine contre le cancer. Des études ultérieures seront nécessaires pour confirmer son efficacité et sa sécurité chez l’humain.
