IMG_4146Actualités 

L’Algérie consolide sa place sur la carte des exportations minières africaines

L’Algérie continue de renforcer sa présence sur la carte des exportations minières en Afrique, alors que ce secteur connaît un essor soutenu qui en fait l’une des principales sources de revenus du continent. Ces exportations contribuent de manière significative à la croissance économique et positionnent plusieurs pays arabes et africains parmi les acteurs clés.

Les exportations minières jouent un rôle central dans l’économie africaine. Le continent émerge comme un acteur majeur dans la course mondiale aux minerais grâce à ses immenses réserves de lithium, cobalt, nickel, manganèse, graphite, métaux du groupe du platine et terres rares, selon un rapport de la plateforme Energy Research.

D’après les estimations du Forum économique mondial, les ressources minières africaines pourraient générer jusqu’à 2 000 milliards de dollars de revenus au cours des 25 prochaines années.

En 2024, l’Algérie figure parmi les pays dont les exportations minières se situent entre 1 et 5 milliards de dollars, aux côtés de la Libye, de la Tunisie et du Maroc. D’autres pays arabes comme l’Égypte, le Soudan et la Somalie participent également aux flux d’exportations minières africaines, illustrant le rôle croissant du monde arabe dans ce secteur stratégique.

Malgré leur importance, la majorité des minerais africains sont encore exportés bruts, ce qui limite la valeur ajoutée économique. Face à ce constat, plusieurs pays ont pris des mesures pour restreindre l’exportation de minerais non transformés, à l’image des interdictions sur le lithium mises en place par le Zimbabwe, la Tanzanie et le Ghana.

Depuis 2024, le secteur minier africain maintient une croissance soutenue. L’Afrique du Sud, la République démocratique du Congo et la Zambie ont enregistré des exportations minières d’au moins 15 milliards de dollars cette année-là. L’Afrique du Sud domine la production mondiale de chrome et de métaux du groupe du platine, tandis que la RDC est leader mondial du cobalt et principal producteur africain de cuivre. La Zambie occupe la deuxième place mondiale pour le cuivre.

Les revenus miniers du Zimbabwe, de l’Égypte, du Ghana et de la Guinée-Conakry se sont situés entre 5 et 15 milliards de dollars en 2024.

En 2025, la dynamique s’est accélérée, portée par la stabilité des prix des matières premières et une forte demande mondiale pour les minerais critiques. Les prévisions tablent sur un quadruplement de la demande d’ici 2040.

Quelques exemples récents :

•  Le Ghana a réalisé environ 8 milliards de dollars d’exportations d’or entre janvier et octobre 2025.

•  Le Zimbabwe a exporté pour 1,39 milliard de dollars de minerais au cours des neuf premiers mois de 2025, contre 1,1 milliard sur la même période en 2024.

•  En Zambie, le cuivre représente environ 7 % des recettes totales d’exportation.

En 2024, plusieurs pays – dont l’Algérie, le Maroc, la Libye, la Tunisie, le Botswana, la Namibie, l’Angola, le Mozambique, le Kenya, le Gabon, la Mauritanie et le Nigeria – ont enregistré des exportations minières comprises entre 1 et 5 milliards de dollars. Des pays comme le Tchad, le Soudan, le Niger, le Mali, l’Éthiopie, la Somalie et la République centrafricaine se situent autour de 1 milliard de dollars.

Sur le plan des perspectives futures :

•  La Zambie vise une production annuelle de cuivre de 3 millions de tonnes.

•  La RDC travaille à exploiter près de 90 % de ses ressources minières inexploitées.

•  Le Zimbabwe accélère le développement de ses projets de lithium et de platine.

•  Des projets de terres rares progressent en Angola et au Malawi, du graphite en Tanzanie, et l’exploitation du lithium et de l’or s’intensifie au Mali.

Bien que l’Afrique détienne environ 30 % des réserves mondiales de minerais critiques (cobalt, lithium, nickel…), leur exploitation reste en deçà du potentiel. Avec la transition énergétique et l’essor des véhicules électriques, la demande de cuivre, nickel et autres minerais devrait exploser d’ici 2050, offrant à l’Algérie et aux autres pays africains une opportunité stratégique majeure pour accroître la valeur ajoutée, développer la transformation locale et maximiser les retombées économiques.

Articles relatifs

Leave a Comment