L’occupation israélienne a tué 484 Palestiniens à Gaza depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu
Selon un bilan publié ce vendredi 9 janvier 2026 par le Bureau des médias gouvernementaux (Government Media Office – GMO) dans la bande de Gaza, l’armée israélienne a commis 1 193 violations graves et systématiques de l’accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025, sur une période de 90 jours.
Ces violations ont entraîné :
• 484 martyrs (dont de nombreux civils),
• 1 206 blessés,
• 50 cas d’arrestations illégales.
Le Bureau détaille la nature de ces violations :
• 384 cas de tirs directs sur des civils,
• 66 incursions de véhicules militaires dans des zones résidentielles,
• 551 cas de bombardements et tirs d’artillerie sur des civils non armés et leurs habitations,
• 192 cas de démolition et destruction de maisons, institutions et bâtiments civils.
Le GMO qualifie ces actes d’« violation flagrante du droit international humanitaire » et de « sabotage délibéré de l’essence même du cessez-le-feu et des dispositions du protocole humanitaire qui y est annexé ».
Situation humanitaire : un échec massif du protocole d’aide
Malgré les engagements pris dans l’accord (médié sous l’égide de l’administration Trump et adopté par le Conseil de sécurité), Israël n’a respecté qu’une faible partie des obligations humanitaires :
• Seulement 23 019 camions d’aide humanitaire sont entrés à Gaza sur les 54 000 prévus en 90 jours, soit une moyenne de 255 camions par jour au lieu des 600 convenus (taux de respect ≈ 43 %).
• Pour le carburant : 539 camions seulement sur 4 500 prévus, soit une moyenne de 5 camions par jour au lieu de 50 (taux de respect ≈ 11 %).
Ces manquements ont aggravé la crise humanitaire :
• Pénurie aiguë de nourriture, de médicaments, d’eau et de carburant,
• Paralysie quasi-totale des hôpitaux, boulangeries, stations d’eau et systèmes d’assainissement,
• Approfondissement de ce que le GMO décrit comme une « extermination lente » et une « génocide continu ».
Appels à la communauté internationale
Le Bureau des médias gouvernementaux appelle :
• Le président américain Donald Trump,
• Les pays garants et médiateurs de l’accord,
• La communauté internationale,
à assumer leurs responsabilités légales et morales en :
• Obligeant Israël à respecter pleinement ses engagements sans restriction,
• Protégeant les civils,
• Assurant l’entrée immédiate et sécurisée des aides humanitaires, du carburant,
• Permettant l’importation de tentes, maisons préfabriquées, caravanes et matériaux d’abri, comme stipulé dans l’accord.
Ce bilan intervient dans un contexte où les violations quotidiennes persistent, malgré un cessez-le-feu censé marquer la fin des hostilités massives. Des sources internationales (comme Al Jazeera, OCHA/ONU) confirment des attaques quasi-quotidiennes et des restrictions persistantes sur l’aide, même si les chiffres exacts d’aide varient selon les sources israéliennes (qui revendiquent souvent 600-800 camions/jour, mais incluent parfois des biens commerciaux). La situation reste extrêmement précaire, avec un risque élevé de reprise des hostilités à grande échelle si les engagements ne sont pas tenus.
