Manifestations en Iran : plus d’une quarantaine de morts déjà
La rue iranienne s’est embrasée contre le régime des mollahs. Selon l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, au moins 45 manifestants, dont huit mineurs, ont été tués depuis le début de la mobilisation fin décembre, lors du 12e jour de contestation. Le directeur de l’organisation, Mahmood Amiry-Moghaddam, a souligné que la répression devient « chaque jour plus violente », avec des centaines de blessés et plus de 2 000 arrestations. Mercredi a été la journée la plus meurtrière, avec 13 manifestants tués. Les autorités iraniennes et les médias officiels font état d’au moins 21 morts, incluant des membres des forces de l’ordre, selon un décompte de l’AFP.
Le président iranien Massoud Pezeshkian a appelé jeudi à « la plus grande retenue » et au « dialogue », tout en exhortant à « l’écoute des revendications du peuple » et en évitant « tout comportement violent ou coercitif », dans un communiqué publié sur son site officiel.
Les Iraniens protestent en colère contre la vie chère, mais aussi contre le régime en place. Le mouvement, qui dure depuis 12 jours, s’est étendu à au moins 25 des 31 provinces, avec des étudiants et des retraités dans la rue. Depuis le 28 décembre 2025, les commerçants du grand marché couvert de Téhéran ont baissé leurs rideaux en grève, selon l’AFP.
À Qom, la ville sainte, les manifestants ont scandé des slogans en faveur du retour du Shah et pour la liberté de la Perse, selon des vidéos circulant sur les réseaux.
Donald Trump a menacé jeudi de s’en prendre à l’Iran : « Je leur ai fait savoir que s’ils commencent à tuer des gens, ce qu’ils ont tendance à faire pendant leurs émeutes, nous les frapperons très fort », a déclaré le président américain lors d’un entretien avec l’animateur radio conservateur Hugh Hewitt.
