Vers un cadre juridique sécurisé pour renforcer l’investissement et le développement économique
Le Premier ministre algérien, M. Sifi Ghrieb, a présidé hier un séminaire national consacré à « La sécurité juridique et son impact sur le développement économique », soulignant l’importance d’un environnement juridique stable pour encourager l’investissement et soutenir la croissance de l’économie nationale.
Au cours de son allocution, M. Ghrieb a réaffirmé la volonté de l’Algérie de créer un cadre légal clair, prévisible et sécurisé, facilitant l’initiative privée, l’innovation et la compétitivité économique. Il a rappelé que le président Abdelmadjid Tebboune place le gestionnaire et l’entrepreneur au cœur des priorités, notamment à travers la dépénalisation de l’acte de gestion et la protection des cadres intègres. Ces mesures visent à réduire les disparités entre les secteurs public et privé et à instaurer un climat propice à l’entrepreneuriat.
Le Premier ministre a également insisté sur l’importance d’adapter le cadre juridique aux mutations mondiales, caractérisées par une concurrence accrue et l’accélération des modes de production. Parmi les réformes récentes et en cours, il a cité la révision du Code pénal en 2024, qui criminalise les entraves à l’investissement, le nouveau Code de procédure pénale (août 2025), qui conditionne les poursuites contre les dirigeants publics à une plainte préalable, ainsi que la refonte du Code de commerce.
L’objectif affiché est de garantir la cohérence des politiques publiques grâce à des règles juridiques transparentes et stables, soutenues par une concertation participative entre acteurs économiques, experts et pouvoirs publics. La transformation numérique est également intégrée dans cette approche, pour renforcer la compétitivité et la confiance dans l’économie nationale.
Les représentants du secteur privé ont salué cette orientation. Nacer Sais, au nom de l’Unep, a insisté sur la nécessité de distinguer l’erreur de gestion des crimes économiques, tout en appelant à la stabilisation du dispositif législatif pour au moins dix ans afin de protéger les gestionnaires et encourager les initiatives entrepreneuriales. De son côté, le bâtonnier d’Alger, Mohamed Baghdadi, a souligné que les lois doivent être claires et cohérentes, tout en évoluant de manière adaptée aux mutations de la mondialisation et à l’interconnexion des marchés.
Ce séminaire marque une étape importante dans la volonté de l’Algérie de bâtir une économie forte et compétitive, fondée sur la confiance, la sécurité juridique et l’accompagnement des acteurs économiques.
